Alimentation et chute de cheveux

Tout comme pour l’ensemble de l’organisme, une mauvaise alimentation n’épargne pas nos cheveux, pouvant favoriser leur chute. En effet, d’un côté, pour être en bonne santé, beaux et étincelants, nos cheveux ont besoin de nutriments spécifiques qui, s’ils font défaut, peuvent conduire à leur dégradation. D’un autre côté, certains aliments ou habitudes alimentaires peuvent affecter la chevelure.

Zoom sur les effets de l’alimentation, de ce que nous ingérons ou pas, sur le bien-être, ou au contraire, la chute des cheveux.

Une alimentation variée et équilibrée

 

D’une manière générale, notre organisme a besoin de protéines, de glucides, de lipides, de vitamines et de minéraux pour qu’une bonne santé soit observée. Parmi ces nutriments, il y en a qui concernent particulièrement la chevelure, puisque favorisant leur pousse, et / ou limitant / n’accélérant pas leur chute en abondance ou de manière prématurée. Il s’agit notamment du fer, du zinc et du magnésium, des protéines, et des vitamines B.

Le fer, un minéral essentiel pour nos cheveux

riche en fer

 

Le fer est essentiel pour notre sang et sa bonne santé, puisque c’est de ce minéral que dépend le métabolisme des globules rouges. Mais quel rapport avec nos cheveux ?

  • Le fer, assurant l’oxygénation de notre chevelure

 

Il faut savoir que ce sont les globules rouges qui transportent le sang depuis nos poumons vers l’ensemble de nos cellules, y compris donc celles qui sont responsables de la pousse et de la reproduction même des cheveux. Une carence en fer ou une anémie peut donc conduire à ce que les cheveux manquent d’oxygène, devenant ainsi plus fins et plus ternes, pour finalement devenir de plus en plus rares.

  • Comment reconnaître une carence en fer, pouvant affecter les cheveux ?

 

Outre le fait de s’affiner et perdre en brillance à cause d’une carence en fer, les cheveux chutent d’une manière diffuse et chronique et ce, sur l’ensemble du crâne. D’autres symptômes peuvent également représenter une anémie, telle qu’une peau pale, des ongles cassants, et / ou des coups de fatigue inexpliqués.

A noter : quelques fois, la chute de cheveux due à une carence en fer passe inaperçue, bien qu’existant réellement, d’où l’importance de faire attention aux autres signes.

  • Les femmes, les plus concernées par une carence en fer

 

La carence en fer résulte le plus souvent d’une perte de sang en abondance, non équilibrée par les apports alimentaires. Ce sont donc les femmes, essentiellement en âge de procréation, qui sont les plus concernées.

Les femmes doivent ainsi être particulièrement attentives lors :

  • de cycles menstruels prolongés et / ou particulièrement abondants, ou encore de port de stérilet ;
  • d’une grossesse, le fœtus puisant directement de la mère le fer dont il a besoin pour la fabrication de ses propres globules rouges ;
  • d’un accouchement, pendant lequel une perte abondante de sang peut être observée, et notamment lorsqu’il s’agit de maternités multiples ou rapprochées, ou lorsqu’il s’en suit un allaitement ;
  • du suivi d’un régime drastique.
  • Les aliments riches en fer

Parmi les aliments riches en fer, on peut citer le jaune d’œufs, le persil, le soja, la viande rouge, les crustacés, les poissons, les épinards, ou encore les noisettes.

Les protéines, nutriments incontournables pour les cheveux

 

Le cheveu est constitué majoritairement de kératine, apportée par la cystéine et la méthionine contenues dans les protéines. Et il faut savoir que la cystéine et la méthionine sont des substances que l’organisme ne peut pas synthétiser, et qui doivent donc être apportées par l’alimentation.

Bien qu’assez rare dans les pays occidentaux, il faut donc faire attention à une carence en protéines pour le bien des cheveux, puisqu’il en va de leur constitution même.

Les protéines trouvent leurs sources dans de nombreux aliments tels que les poissons, le poulet, la viande de bœuf, le jaune d’œuf, les fromages, les charcuteries, le soja, les lentilles, les haricots, les amandes, ou encore les pistaches.

Les vitamines B, pour une bonne santé et croissance des cheveux

 

Les vitamines du groupe B, notamment les vitamines B3, B5, B6 et B8, jouent de nombreux rôles dans la bonne santé des cheveux. Elles rentrent en effet dans la synthèse de la kératine, dans la bonne circulation du sang dans les vaisseaux sanguins approvisionnant les racines capillaires, dans la production d’énergie, dans l’assainissement des follicules pileux, et dans la pousse des cheveux. Elles sont donc indispensables à la croissance des cheveux, et à leur bonne santé en général.

Pour leur apport, les vitamines du groupe B se retrouvent, entre autres, dans certains poissons et fruits de mer (comme le saumon, le thon, le hareng, ou encore le maquereau), le jaune d’œuf, les volailles (le poulet et la dinde), les céréales complètes, les bananes, les épinards, les choux-fleurs, ou encore le lait en poudre écrémé.

Le zinc et le magnésium, pour mieux combattre les radicaux libres et le stress

 

Tout comme les vitamines du groupe B, le zinc et le magnésium assurent plusieurs rôles bénéfiques à la bonne santé des cheveux et diminuant leurs chutes.

Tout d’abord, ils rentrent dans la synthèse de la kératine, élément constituant majoritairement le cheveu, comme nous l’avons vu. A part cela, ils empêchent l’atteinte des follicules pileux par les radicaux libres, pouvant conduire à leur dégradation. Mais aussi, le zinc et le magnésium aident à mieux combattre le stress, un des principaux facteurs favorisant la chute de cheveux.

Concernant les aliments riches en magnésium et en zinc, on peut notamment citer certains fruits de mer (notamment les crevettes, le crabe et les coquillages), le jaune d’œuf, la viande de veau, certains fromages, le pain complet, les céréales complètes, le cacao, mais aussi la banane.

Les mauvaises habitudes alimentaires

 

Il faut savoir que certaines habitudes alimentaires peuvent être néfastes pour les cheveux, limitant leur pousse et/ou accélérant leur chute. Il s’agit notamment des régimes alimentaires trop restrictifs, à l’exemple des diètes liquides très pauvres en calories.

Par ailleurs, certains aliments favorisent également la chute des cheveux, comme c’est le cas pour le blanc d’œuf cru. En effet, ce dernier présente des bactéries contrant / stoppant l’action de la vitamine B8 (ou biotine), une vitamine du groupe B jouant un rôle dans le bien-être des cheveux, comme nous l’avons vu ci-dessus.

Mais il y a aussi les sucres raffinés à index glycémique élevé. Selon de récentes études, ceux-ci conduisent d’une manière indirecte à une augmentation de la production d’hormones androgènes. A leur tour, ces dernières favorisent la chute pathologique de cheveux, de par l’alopécie androgénétique. Le mieux, c’est donc de privilégier les produits qui ne sont pas transformés, ou tout au moins qui le sont très peu. Biscottes, pain blanc, sucres blancs, confitures… sont alors à éviter, pour laisser la place au pain complet, le riz basmati, le chocolat noir, ou encore les céréales complètes.

Qu’en est-il des compléments alimentaires pour cheveux ?

 

En cas de carence constatée, les spécialistes peuvent bien évidemment recommander une supplémentation au(x) nutriment(s) défaillant(s).

Sinon, les compléments alimentaires pour cheveux que l’on retrouve en pharmacie sont notamment prescrits par les dermatologues pour prévenir et limiter la chute de cheveux saisonnière, survenant au printemps et en automne. Dans le cas d’une prévention, une cure est à observée à partir du 15 mars et/ou du 15 septembre, à raison d’une prise par jour. Dans le cas d’une limitation de chute de cheveux saisonnière déjà constatée, le dosage passe à 2 prises par jour.