La calvitie précoce

Le temps de la mode du crâne rasé chez les adolescents est bien révolu. Au contraire, les coiffures « tendances » actuelles font le plus souvent appel à des cheveux plutôt « abondants ». Un réel problème se pose alors quand un adolescent commence à perdre ses cheveux. Eh oui, la chute de cheveux n’est pas si rare que cela pendant l’adolescence. On parle alors de calvitie précoce.

Mais quand est-ce qu’on dit qu’une perte de cheveux est précoce ? Qui sont les plus concernés ? Quels peuvent en être les causes ? Et comment y remédier ? Les réponses dans les paragraphes qui suivent.

Quand est-ce qu’on parle de calvitie précoce ?

 

Nous avons chacun entre 100 000 et 150 000 cheveux sur la tête. Le fait qu’une partie d’entre eux tombent est tout à fait normal, puisque nous n’avons pas les « mêmes cheveux » tout au long de notre vie. En effet, suivant un cycle de vie à trois phases, nos cheveux changent environ 25 fois au cours de notre existence.

C’est ainsi que lors de la première phase, dite anagène, nos cheveux poussent d’environ 0,7 à 2 cm par mois et ce, sur une période allant de 2 à 6ans (2 à 4 ans pour les hommes / garçons, et 2 à 6 ans pour les femmes / filles). Ensuite, nos cheveux observent une phase de repos, c’est ce qu’on appelle la phase catagène. Cette deuxième partie de vie des cheveux dure entre 2 et 3 semaines. Enfin, il y a la phase télogène, d’une durée de 2 à 6 mois, et pendant laquelle nos cheveux sont en train de mourir, pour finir par chuter, mais laissant la place à d’autres cheveux qui sont en train de pousser, c’est-à-dire en phase anagène. On observe alors une chute quotidienne de 40 à 100 cheveux.

Jusque-là, on ne parle donc pas d’alopécie (chute de cheveux pathologique), et encore moins de calvitie précoce (ou non précoce d’ailleurs).

calvitie précoce

On dit plutôt qu’une alopécie / calvitie est précoce, déjà, suite à ce que nous avons vu plus haut, quand plus de 100 cheveux tombent par jour et ce, avant l’entrée à l’âge adulte, c’est-à-dire à 18 ans. Sinon, il faut savoir que l’alopécie peut s’observer chez des adolescents qui n’ont que 14 / 15 ans.

A noter : une perte de cheveux plus supérieure à 100 par jour peut être observée en période de changement de saison (au printemps et notamment à l’automne). Il s’agit de la chute de cheveux saisonnière. En ce moment-là, une perte allant jusqu’à 175 cheveux par jour est tout à fait « normal », sur une durée de 4 à 6 semaines.

Qui sont les plus concernées par la calvitie précoce ?

Comme pour la calvitie en général, la calvitie précoce concerne plus les garçons que les filles. Mais cela ne veut pas dire que les demoiselles sont épargnées, puisqu’il faut savoir que 5% d’entre elles sont concernées par l’alopécie dès l’âge de 16 ans.

Sinon, à part le sexe, il y a aussi l’ethnie qui peut jouer un rôle dans la chute de cheveux pathologique. C’est ainsi qu’on observe un peu plus la calvitie, précoce ou non d’ailleurs, chez les individus d’origine caucasienne. En effet, parmi les différentes causes de l’alopécie / calvitie que nous allons voir plus bas, il y a le patrimoine génétique, en d’autre terme l’hérédité, les sujets d’origine caucasienne étant donc plus exposés de par les gènes.

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Les causes d’une calvitie précoce

 

La calvitie précoce peut résulter de différents facteurs.

Tout d’abord, comme nous l’avons vu, il y a le facteur héréditaire. Dans ce cas, il s’agit essentiellement de l’alopécie androgénétique. Nous l’aurons remarqué, en « décortiquant » le terme androgénétique, nous avons d’un côté « androgène » et d’un autre « génétique ». En effet, l’alopécie androgénétique se traduit par une sensibilité à la testostérone (androgène ou hormone mâle), ladite sensibilité acquise par hérédité (de par le patrimoine génétique). Dans ce cas, l’alopécie s’installe de façon définitive, d’où la nécessité d’une prise en charge spécialisée.

A part cela, il y a la réaction à certains médicaments (dont des antibiotiques) ou moyens contraceptifs qui peut être à l’origine d’une calvitie précoce.  Dans ce cas, l’arrêt du médicament / moyen de contraception en question (qu’il faut éventuellement remplacer par un autre) peut stopper à son tour l’alopécie.

Par ailleurs, il y a les différentes carences alimentaires, notamment en fer. En effet, une telle carence entraîne un manque d’oxygène au niveau des racines capillaires, rendant les cheveux tout d’abord secs et cassants, pour finir par chuter.

Sinon, il y a également le stress, à l’approche ou pendant les examens par exemple, entraînant une insuffisance de sang au niveau du cuir chevelu. Une attention particulière doit alors être accordée à cet état psychologique, puisqu’un cercle vicieux risque de s’installer assez vite. En effet, le stress augmente la perte de cheveux qui peut, à son tour accroître de nouveau le stress et ainsi de suite.

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Le traitement de la calvitie précoce

 

Que ce soit chez l’adolescent ou l’adolescente, l’alopécie peut être grandement traumatisante. En effet, la perte de cheveux et donc la calvitie, même touchant les plus jeunes, fait référence à un âge avancé. Une rupture identitaire peut alors s’en suivre, avec la dépréciation de soi qui l’accompagne. Séduction, confiance et estime en soi, tout cela peut être remis en cause chez / par l’adolescent(e) victime d’alopécie / calvitie.

Il est donc plus qu’important de faire attention à ce type de calvitie, et d’y remédier au plus tôt. Pour cela, il y a, entre autres, le Finastéride et le Minoxidil. Mais le moyen le plus sûr (d’ailleurs pour confirmer également l’alopécie), c’est de se rapprocher d’un spécialiste, notamment un dermatologue. Celui-ci procèdera alors à l’examen au microscope de cheveux prélevés sur différents endroits du crâne, et/ou effectuera un bilan hormonal pour mieux cerner la cause de l’alopécie, et donc d’en déterminer le traitement le plus adéquat (pour plus d’information, consulter notre article : « Quels traitements pour la chute des cheveux ? »).