La chute de cheveux chez la femme

Bien que touchant un plus grand nombre d’hommes, la chute des cheveux n’épargne pas pour autant les femmes. En effet, rien qu’en France, ce sont environ 2 millions de femmes qui sont concernées par une alopécie modérée. Toutefois, les dames et les demoiselles sont, d’une certaine manière, un peu moins touchées par la calvitie (absence de cheveux), par rapport aux hommes. Par contre, les traumatismes psychologiques faisant suite à une perte de cheveux peuvent être plus importants chez les sujets féminins, les sujets masculins « vivant un peu mieux » avec la calvitie.

La chute de cheveux chez les femmes, à la différence des hommes

calvitie femme

 

Si ce sont pratiquement la moitié des hommes qui sont concernés par l’alopécie, et même la calvitie, cette proportion est moins importante chez les femmes.

  • Quelques statistiques, selon l’âge :

 

L’alopécie, tout type confondu, touche environ une femme sur quatre entre 35 et 45 ans, pour passer à 45% des femmes, une fois la cinquantaine passée. Les femmes sont ainsi moins nombreuses à être concernées, puisque chez l’homme, le taux d’individus touchés par la chute pathologique de cheveux est de 40% à 40 ans, et de 50% à 50 ans.

  • L’alopécie androgénétique :

 

Parmi les différents types d’alopécie, l’alopécie androgénétique est la forme de chute de cheveux pathologique la plus en cause, que ce soit pour l’homme ou pour la femme. Elle concerne en effet 80% des cas chez les sujets féminins, si ce taux est de plus de 90% chez les sujets masculins. Mais la différence se situe notamment par rapport à la calvitie (l’absence de cheveux) qu’entraîne cette alopécie la plus courante. En effet, si chez l’homme elle dégage toute la majeure partie supérieure du crâne, pour ne laisser qu’une couronne autour, chez la femme, elle est beaucoup plus diffuse, ne laissant les dames / demoiselles que très rarement chauve.

La chute de cheveux chez la femme, un mal mais pouvant être prévisible

alopécie femme

 

La chute de cheveux chez la femme, dans la plupart des cas, peut être prévisible. En effet, comme nous l’avons vu, que ce soit chez l’homme ou la femme, il s’agit surtout de l’alopécie androgénétique. Ce type de chute de cheveux, comme son nom l’indique, implique l’hérédité.

  • Comment ça se passe ?

 

L’alopécie androgénétique se manifeste par une sensibilité plus ou moins importante à une hormone appelée dihydrotestostérone ou DHT. Celle-ci est dérivée de la testostérone, l’hormone mâle (d’où le terme « androgène » dans l’appellation de l’alopécie) produite chez la femme par l’ovaire, ainsi que les glandes surrénales.

Et la sensibilité à la DHT énoncée ci-dessus, elle résulte du patrimoine génétique (d’où le terme « génétique » dans la dénomination de cette forme d’alopécie), c’est-à-dire liée à l’hérédité.

  • La vigilance pour limiter les « dégâts » :

 

Il faut savoir que chez les hommes, la chute de cheveux, même pathologique, n’est pas souvent remarquée par les intéressés eux-mêmes. Ce qui peut ne pas être le cas chez les femmes, en particulier celles qui ont les cheveux longs. En effet, même si le nombre de cheveux qui chutent est le même chez deux individus, les cheveux longs, beaucoup plus volumineux, ne passent pas inaperçus.

Dans tous les cas, les femmes (et les hommes aussi d’ailleurs) peuvent donc se référer à leurs ascendants. Si ces derniers présentent / ont présenté une alopécie androgénétique, il y a de fortes chances (puisque ce n’est toutefois pas systématique) qu’elles soient atteintes.

La vigilance est donc de mise, puisqu’il faut savoir que plus tôt on traite l’alopécie, moins on perdra de cheveux puisque tout au moins, les traitements permettent de limiter la chute.

  • Quand alors s’inquiéter ?

 

La vie des cheveux est « préprogrammée » de par un cycle. C’est ainsi qu’on perd jusqu’à 100 cheveux par jour, d’une manière normale, c’est-à-dire non pathologique. L’inquiétude devrait donc s’installer quand une perte de plus de 100 cheveux par jour est observée.

A savoir :

  • Au printemps et en automne, il y a ce qu’on appelle la chute de cheveux saisonnière. On perd alors jusqu’à 175 cheveux par jour, sur une durée de 4 à 6 semaines. Là, il n’y a donc pas lieu de « trop s’inquiéter ».
  • Chez les femmes, l’alopécie androgénétique peut s’observer dès l’âge de 20 ans. En effet, ce sont « déjà » plus de 5% des cas que l’on observe à partir de cet âge. Le mieux, c’est donc d’être vigilante à partir de la vingtaine, et même avant, car il ne faut pas non plus écarter ce qu’on appelle « la calvitie précoce ».
  • Pour être sûre d’une chute de cheveux pathologique, la consultation d’un dermatologue est de mise. Ce spécialiste établira un diagnostic à partir d’un examen des cheveux (prélevés sur différentes zone de la tête) au microscope et/ou un bilan hormonal, la production d’hormone influant sur le cycle de vie des cheveux.

Chute de cheveux chez la femme et cycles hormonaux

 

La pousse ainsi que la chute des cheveux chez la femme sont étroitement liées aux cycles hormonaux. La pousse ou au contraire la chute des cheveux ne s’effectuent donc pas de la même manière, selon les différents étapes de la vie d’une femme, à savoir la puberté, la grossesse, la période suivant l’accouchement et la ménopause. Notamment, si les cheveux d’une femme poussent beaucoup plus vite pendant sa grossesse, on observe une chute de cheveux beaucoup plus importante après l’accouchement.

La chute de cheveux, un plus grand « mal psychologique » pour les femmes

chute de cheveux femme stress 

Si d’une manière générale, les femmes sont plus épargnées par l’alopécie et notamment la calvitie, cela a son revers, justement pour celles qui sont concernées. En effet, les femmes victimes de ces maux sont donc moins nombreuses, le sentiment d’être « différente » ne pouvant qu’en être accentué.

Par ailleurs, notamment à travers les diverses publicités, la société actuelle renvoie l’image de la « femme parfaite » avec certes un corps de mannequin, mais aussi (sinon surtout) avec de beaux cheveux brillants et… abondants.

Dans tous les cas, les femmes, l’on peut dire d’une manière naturelle, attachent une plus grande importance à leurs cheveux. Les dépenses (en temps et en argent) des femmes pour les soins de leurs cheveux, étant largement supérieures à celles des hommes, ne peuvent qu’en témoigner.

Le complexe est alors beaucoup plus grand chez les femmes atteintes d’alopécie, le manque de confiance et d’estime de soi faisant parti de leur quotidien. Pire, beaucoup d’entre elles, à cause de la honte, ne trouvent pas le courage d’aller consulter un spécialiste.