La chute de cheveux chez l’homme

L’homme est le plus concerné par une chute de cheveux pathologique. Au-delà du côté esthétique, la calvitie qui s’en suit affecte les personnes concernées, notamment sur l’estime et la confiance en soi. Le plus souvent, l’origine du mal, c’est l’alopécie dite androgénétique. Zoom sur ce fléau tant craint par beaucoup d’hommes, puisqu’il s’agit bien d’une des premières préoccupations de 9 hommes sur 10.

L’alopécie / calvitie chez l’homme en quelques chiffres, pour mieux nous situer

calvitie homme

 

L’homme, d’une manière « normale » (non pathologique) perd entre 40 à 100 cheveux par jour. En effet, de par un cycle de vie bien déterminé, les cheveux sont destinés à tomber, mais sont toutefois remplacés par de nouveaux. Mais qu’en est-il alors des chiffres liés à l’alopécie pathologique ?

  • L’alopécie et l’âge

 

L’alopécie masculine peut s’observer dès l’entrée dans l’âge adulte, c’est-à-dire entre 18 et 21 ans, voire même plus tôt. Elle concerne ainsi 20% des hommes de 20 ans, augmentant de 10% à chaque tranche d’âge de 10 ans de plus, c’est-à-dire 30% des hommes de 30 ans, 40% des hommes de 40 ans et ainsi de suite. Sinon, 2 hommes sur 3 connaissent une perte de cheveux assez conséquente à l’âge de 35 ans, et 85% des hommes de 50 ans sont atteints d’une alopécie plus ou moins sévère.

  • L’alopécie et l’ethnie

 

Les hommes d’origine caucasienne sont plus concernés par la calvitie. En Chine par exemple, 14% seulement des hommes entre 20 et 50 ans sont atteints de calvitie, et ce taux n’est que de 21% en Corée du Sud.

  • Les hommes se rendent comptent de leur alopécie souvent assez tard

 

Dans la plupart des cas, les hommes ne remarquent leur alopécie qu’une fois qu’ils aient perdu 50% de leurs cheveux.

  • Les hommes et l’alopécie androgénétique

 

Bien que pouvant toucher les femmes, ce sont les hommes qui sont les plus concernés par l’alopécie androgénétique. Par ailleurs, 90% de la chute de cheveux pathologique chez l’homme est due à ce type d’alopécie.

Ces chiffres nous en disent beaucoup sur l’alopécie chez les hommes. Certes, ça peut soulager de savoir que l’on n’est pas le seul à être victime d’alopécie / de calvitie, mais le plus important à connaître ces chiffres, c’est de se sentir concerné ou pas, et d’être vigilent. En effet, il faut savoir que plus tôt l’alopécie est traitée, plus il y a de chances de guérison ou tout au moins de limiter la calvitie.

L’alopécie androgénétique, la plus grande cause de calvitie chez l’homme

alopécie androgénétique

 

Comme nous l’avons vu, c’est l’alopécie androgénétique qui est à l’origine de la plupart des cas de calvitie chez l’homme. Mais de quoi s’agit-il réellement ?

  • Rappel du cycle de vie « normal » des cheveux

 

Pour mieux comprendre l’alopécie androgénétique, rappelons tout d’abord le cycle de vie des cheveux, comprenant trois phases. Il y a tout d’abord la phase anagène, d’une durée de 2 à 4ans chez l’homme, pendant laquelle les cheveux poussent. Puis, il y a la phase catagène, entre 2 et 3 semaines, durant laquelle les cheveux sont en régression. Et enfin, la phase télogène, de 2 à 6 mois, pendant laquelle les cheveux sont en train de mourir, pour finir par chuter.

  • L’alopécie androgénétique, un cycle de vie des cheveux perturbé

 

Dans le cas d’une alopécie androgénétique, on observe alors une diminution de la durée de la phase catagène, contrairement à celle de la phase télogène qui se retrouve augmentée. Les cheveux poussent alors moins longtemps et chutent plus rapidement. Les follicules pileux s’en épuisent, pour ne produire que des cheveux de plus en plus fin, voire même ne plus en produire. En savoir davantage sur les différents types d’alopécies.

  • La DHT, à l’origine de la calvitie

 

Le principal facteur conduisant à la calvitie de l’homme en cas d’alopécie androgénétique, c’est la DHT ou dihydrotestostérone. Il s’agit d’une hormone dérivée de la testostérone et à laquelle les follicules pileux sont particulièrement sensibles.

Mais toutes les parties du crane n’ont pas la même sensibilité à la DHT. En effet, ce sont le sommet du crâne et les golfes temporaux qui sont dotés de plus de « récepteurs » de la DHT, et c’est ce qui fait que ce sont ces zones qui sont touchées en premier. Mais à terme, tout le crâne peut se retrouver dégagé,  à l’exception d’une couronne autour, zone qui ne présente aucune sensibilité à la DHT, et qui donc sera « épargnée » de la calvitie, à vie.

Les conséquences psychologiques de la calvitie chez l’homme

alopécie homme

 

Auparavant, les hommes voulaient croire, pour se remonter le moral, que l’alopécie androgénétique est due à une plus grande production d’hormone mâle (androgène), et donc un signe de plus grande virilité. Malheureusement, comme nous l’avons vu, ce n’est pas le cas, puisque l’alopécie provient plutôt de la sensibilité à la DHT. Les conséquences psychologiques de la calvitie précoce chez l’homme, actuellement, n’en sont alors qu’amplifiées, puisqu’il n’y a plus cette sorte de « consolation ».

  • La calvitie chez l’homme, de la perte de la séduction à la perte de la confiance et l’estime en soi

 

Depuis toujours, la coiffure reflète l’appartenance d’un individu à un groupe social. Au fur et à mesure que notre âge avance, nous changeons également de coiffure. Elle fait donc partie de notre identité, qui évolue avec notre statut. La perte des cheveux conduit alors à une rupture de l’identité, « renvoyant », notamment pour les plus jeunes, à une classe d’âge plus avancée, avec tout ce que cela implique sur la séduction. « Je n’ai plus de chance de séduire », peut-on lire dans les forums. Au-delà de la séduction, ce sont la confiance et l’estime en soi qui peuvent être affectés chez l’homme chauve. En effet, il peut en arriver à se dévaloriser, à se sentir différent, inférieur.

  • La calvitie chez l’homme, de la perte de vitalité

 

Les cheveux ont cette particularité d’être imputrescibles, et peuvent même encore pousser après la mort. Ils représentent ainsi, non seulement la vie, mais va même bien au-delà, pour ne pas dire l’éternité. En perdant nos cheveux, nous pensons donc perdre de notre vitalité. De plus, dans nos sociétés actuelles, l’homme est souvent jugé par rapport à son âge, à son appartenance sociale, mais surtout par rapport à sa vitalité.

  • L’alopécie et le stress

 

Parmi les plus grandes causes de chute des cheveux, il y a le stress. Un cercle vicieux vient alors s’installer, puisque le stress ne pourra qu’être aggravé par les pertes de vitalité, de séduction, de confiance et d’estime en soi, accentuant de nouveau / encore plus l’alopécie.