La chute de cheveux saisonnière

La pousse mais aussi la chute de cheveux connaissent des pics selon la production hormonale, l’âge, le sexe, mais également suivant la saison. En effet, une chute de cheveux plus importante peut être observée en période de changement de saison, c’est-à-dire au printemps, et notamment en automne. Comment ça se passe ? Devrait-on s’en inquiéter ? Comment prévenir ou y faire face ?

La chute de cheveux saisonnière, un phénomène tout à fait « courant »

 

Tout comme nous perdons chaque jour 40 à 100 cheveux  le reste de l’année, il est tout à fait « courant » que nous en perdions jusqu’à 175 au printemps et surtout en automne. Toutefois, l’importance de la chute n’est pas toujours la même chez chacun, certains remarquant beaucoup plus de cheveux ayant tombé sur l’oreiller en se réveillant et / ou sur la brosse en se coiffant, d’autres remarquant à peine une chute de cheveux plus abondante.

chute de cheveux saison

Cette chute de cheveux plus conséquente s’explique par les effets du soleil sur la production d’hormones, qui agissent à leur tour sur le cycle de vie des cheveux.

Particulièrement en automne, la perte des cheveux peut être beaucoup plus flagrante pour diverses raisons. Tout d’abord, il y a l’éventuelle fatigue juste avant de partir en vacances et de par le cycle de vie des cheveux, les conséquences ne s’observent qu’environ trois mois plus tard. Par ailleurs, comme automne rime avec la rentrée, il y a également le stress qui peut accompagner la reprise du travail. Sinon, il y a aussi les différentes agressions que les cheveux ont subies durant l’été, notamment la grande exposition au soleil et / ou les bains en mer.

Ya-t-il alors lieu de s’inquiéter ?

 

Bien évidemment, remarquer une plus grande perte de cheveux est toujours inquiétant, voire même traumatisant. Mais quand il s’agit de perte de cheveux saisonnière, il n’y a pas lieu de s’inquiéter tant que cela ne s’observe pas au-delà de 4 à 6 semaines, durée considérée normale d’une plus importante chute de cheveux en période de changement de saisons.

Sinon, un test peut être réalisé, pour être sûr(e) qu’il s’agisse de perte de cheveux normal, ou bien pathologique.

Le test d’automne, pour se rassurer ou prendre ses précautions

 

Pour que les résultats ne soient pas erronés, les cheveux ne doivent pas être lavés les 3 jours qui précèdent celui du test.

Il s’agit alors :

  • de bien écarter les doigts,
  • de poser la main contre la peau du cuir chevelu,
  • de resserrer assez fermement les doigts,
  • de tirer en glissant les doigts (à partir de la racine donc) jusqu’à la pointe des cheveux,
  • de poser les cheveux qui suivent les doigts / tombent sur un papier,
  • et de répéter les étapes ci-dessus au moins 5 fois, en s’assurant de passer sur l’ensemble de la chevelure.

Après décompte, s’il y a au plus 10 cheveux sur le papier, c’est que tout est normal. Si le nombre de cheveux ayant chuté se trouve entre 10 et 15, il s’agit bien du commencement d’une chute de cheveux saisonnière, pouvant toutefois être remédiée par la simple prise de compléments vitaminés. Au-delà de 15 cheveux, la chute est donc bien « entamée », nécessitant un traitement local, outre la supplémentation en vitamines.

Comment prévenir / remédier à une chute de cheveux saisonnière trop importante ?

 

Comme nous l’avons vu, selon la saison, nos cheveux, de par les hormones, ne font que réagir à l’intensité du soleil, comme c’est le cas pour les plantes. On peut toutefois prendre les devants, et éviter ainsi qu’il y ait une « trop grande » chute de cheveux, pouvant être source « d’affolement ». Les gestes / moyens simples et naturels sont alors ce qu’il y a de mieux.

  • Les compléments alimentaires pour cheveux

 

Comme pour notre bonne santé en général, celle de nos cheveux dépend en grande partie de notre alimentation. Des compléments alimentaires pour cheveux, constitués d’ingrédients naturels, sont alors disponibles sur le marché (aussi bien en pharmacie qu’en e-pharmacie), assurant à nos cheveux l’apport en tous les nutriments dont ils ont besoin.

Les dermatologues, spécialistes des cheveux, recommandent 2 cures desdits compléments alimentaires au cours de l’année et ce, d’une durée de trois mois chacune. La première cure est à observer à partir du 15 mars et la seconde doit débuter, idéalement, le 15 septembre.

  • Se laver régulièrement les cheveux

 

Parfois, nous avons peur de nous laver les cheveux, justement pour « éviter d’en voir » chuter davantage. Ce qu’il faut alors savoir en premier, c’est que ce n’est pas le fait de laver ses cheveux qui les font tomber, mais arrivant à la fin du cycle, certains sont déjà morts, et se sont déjà, depuis un certains temps, détachés de leurs bulbes respectifs. Deuxièmement, il faut aussi savoir que faute de ne pas bénéficier de shampooing / lavage « trop longtemps », nos cheveux deviennent plus gras, plus lourds, pour finir par s’étouffer, donc par tomber.

shampooing

Le mieux, c’est alors de continuer à se laver les cheveux d’une manière régulière, tout en évitant certains produits pouvant les agresser.

  • Masser le cuir chevelu

 

Le massage du cuir chevelu agit par ricochet dans la limitation de la chute de cheveux. En effet, il s’agit d’améliorer / stimuler la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, favorisant ainsi une « bonne » pousse des cheveux, puisqu’évitant qu’ils soient anémiés ou deviennent trop fins, et donc de leur donner une durée de vie plus longue.

  • Le silicium organique

 

Le silicium organique agit à la fois sur les cheveux et le cuir chevelu. Il est recommandé par les naturopathes pour la prévention de la chute de cheveux, mais également en traitement, lorsque la chute est déjà observée. Dans le cas d’une prévention, il faut le prendre dès le mois d’août, à raison d’une prise quotidienne. S’il s’agit d’un traitement, le dosage est doublé, c’est-à-dire 2 prises par jour.