Les différents types d’alopécie

La chute des cheveux est un phénomène normal du cycle de vie pilaire. C’est ainsi que chaque jour, nous en perdons entre 40 et 100. Cependant, il faut savoir que les cheveux tombent en plus grande quantité, plus précisément jusqu’à 175, en période de changement de saisons, au printemps et à l’automne. C’est ce qu’on appelle la chute des cheveux saisonnière.

On ne parle alors de pathologie que lorsqu’on perd quotidiennement plus de 100 cheveux par jour (en dehors des changements de saisons) et ce, sur une durée assez longue pouvant aller jusqu’à 4 à 6 semaines. Cette chute de cheveux pathologique, il s’agit de ce que les spécialistes appellent l’alopécie. Il en existe différentes sortes comme l’alopécie congénitale ou l’alopécie circonscrite, la plus courante étant l’alopécie androgénétique.

L’alopécie androgénétique

 

alopécie androgénétique

Il s’agit là de la forme d’alopécie la plus répandue, touchant surtout les hommes, et concernant 90% des cas d’alopécie chez ces derniers. Mais les femmes n’en sont pas pour autant épargnées, notamment lors de la ménopause. L’alopécie androgénétique se manifeste par une diminution progressive de la quantité, mais aussi de la qualité des cheveux et ce, d’une manière définitive. C’est ainsi qu’on appelle également ce type d’alopécie « calvitie commune », calvitie soulignant l’aspect définitif de la chute de cheveux (pour rappel, calvitie signifie absence de cheveux), et commune indiquant qu’elle touche aussi bien les sujets masculins que féminins.

  • Les causes de l’alopécie androgénétique

 

Dans androgénétique, il y a les termes « androgène » et « génétique ». Le terme « androgène » fait référence aux hormones, ici la testostérone, jouant un rôle dans l’apparition des caractères sexuels masculins, dont la pilosité. Le terme « génétique », quant à lui, ramène à l’hérédité. Les causes de l’alopécie androgénétique se trouvent ainsi dans la terminologie même. En effet, ce type de chute pathologique de cheveux résulte d’une trop grande sensibilité à la testostérone, sensibilité qui est acquise d’une manière héréditaire.

Plus précisément, la testostérone contient une enzyme que l’on appelle la « 5 alpha-réductase ». Celle-ci, stimulée par les facteurs héréditaires, participe à la formation d’une hormone « dérivée », la dihydrotestostérone ou DHT. C’est à cette dernière que les follicules pileux sont principalement sensibles, et c’est ce qui fait que la croissance des cheveux en est affectée (raccourcie) pour, à terme, cesser de se former d’une manière définitive.

  • Evolution de l’alopécie androgénétique chez l’homme et la femme

 

Selon le sexe, l’alopécie androgénétique évolue différemment. En effet, chez les sujets masculins, le front ainsi que le sommet du crâne se retrouvent dégagés. Chez les sujets féminins par contre, la calvitie est beaucoup plus diffuse, la raréfaction des cheveux étant plus généralisée, sans la présence de plaques chauves.

A savoir :

  • Chez l’homme, on se sert notamment de l’échelle d’Hamilton pour déterminer le degré de calvitie (au nombre de 7), et chez la femme, on fait surtout appel à l’échelle de Ludwig (qui différencie 3 niveaux de calvitie).
  • Pour les femmes, l’alopécie androgénétique n’entraîne que dans des cas extrêmement rares, une chute totale des cheveux.

 

Les autres types d’alopécie

 

A part l’alopécie androgénétique, on distingue d’autres types d’alopécie pouvant plus ou moins rares.

 

  • L’alopécie diffuse :

alopécie diffuse

 

L’alopécie diffuse, comme son nom l’indique, concerne une calvitie répartie sur l’ensemble de la chevelure. Elle est plus ou moins régulière, pouvant être aigue ou chronique, suivant la cause de la chute des cheveux.

L’alopécie diffuse aigue peut être provoquée par un stress, une infection, une chimiothérapie, ou encore une radiothérapie. Mais elle peut également faire suite à un accouchement.

L’alopécie diffuse chronique, quant à elle, peut être le signe d’un trouble endocrinien, entre autres de la fonction thyroïdienne ou métabolique, résultant d’une carence en fer.

Vous l’aurez compris, à la différence de l’alopécie androgénétique, l’alopécie diffuse n’est donc pas héréditaire. Pour y remédier, il faut agir sur son origine : si elle est par exemple due à un traitement médicamenteux, la prise du médicament en question devrait être stoppée.

  • L’alopécie circonscrite :

 

alopécie circonscrite

 

Comme son nom l’indique, l’alopécie circonscrite concerne une chute de cheveux sur une zone déterminée et limitée. On la désigne également pelade, ou encore alopécia aerata. Elle est due à une réaction auto-immune qui se manifeste par une inflammation de la racine des cheveux. La véritable origine n’est toutefois pas définie d’une manière précise, bien que les facteurs psychologiques, principalement le stress, constituent le facteur le plus retenu.

Mais bien qu’affectée, la racine des cheveux, lors d’une alopécie circonscrite, n’est pas entièrement endommagée / détruite. Des traitements locaux peuvent alors aider à y remédier, à l’instar des injections intralésionnelles de corticoïdes. Sinon, des traitements globaux peuvent être envisagés, comme l’utilisation d’immunosuppresseurs.

  • L’alopécie congénitale :

 

alopecie congenitale

 

Il s’agit d’un des types d’alopécie les plus rares. Elle se caractérise soit par une constitution anormale des cheveux, soit par l’absence de racines de cheveux. La calvitie qui s’en suit est alors dite cicatricielle, puisque les follicules pileux sont détruits d’une manière définitive, et les cheveux ne pourront plus repousser. Pour y remédier, la meilleure solution reste donc la greffe de cheveux.

  • L’alopeica totalis ou alopeica universalis :

 

alopecie universalis

 

Tout comme l’alopécie congénitale, l’alopeica totalis, ou alopeica universalis, est également assez rare. Il s’agit d’une alopécie conduisant à une calvitie totale. En effet, ce ne sont pas seulement tous les cheveux qui chutent, mais bien l’ensemble des poils sur tout le corps, y compris ceux du visage. D’ailleurs, cette pathologie peut également affectée la croissance des ongles. Cette forme de chute de cheveux peut apparaître à tout âge, mais ce sont notamment les enfants ainsi que les adultes de moins de 40ans qui sont les plus concernés. Sinon, certains sujets naissent sans cheveux, ni cils, ni sourcils, et n’auront jamais, même à l’âge adulte, la moindre pilosité.

Les causes de l’alopeica totalis ne sont pas encore tout à fait connues, mais les théories se penchent surtout sur une origine auto-immunitaire, le patrimoine génétique, ou encore le stress. D’ailleurs, son apparition peut se faire avec ou sans signes d’avertissement. Or, il est à noter qu’un individu pris en charge dès le début de la maladie a plus de chance de guérir qu’un autre dont l’alopeica totalis s’est développé sur des années.