Les traitements et la chirurgie en cas de chute de cheveux

La chute de cheveux, au-delà du côté esthétique, peut être traumatisant et avoir des conséquences psychologiques assez graves. En effet, la dépréciation de soi est souvent au rendez-vous, faisant obstacle à l’épanouissement en général. Or, personne n’est épargné par ce phénomène : même s’il intéresse surtout les hommes, les femmes peuvent également en être victimes, notamment à certaines étapes de leur vie. Et le pire, c’est que l’alopécie peut concerner toutes les classes d’âge, la calvitie pouvant être observée dès l’adolescence.

Heureusement, selon la cause de la chute de cheveux ou le degré de calvitie, différents moyens permettent d’y remédier. Il y a certaines conduites à tenir, divers traitements médicamenteux / produits, mais aussi la chirurgie.

A chaque origine de la chute de cheveux sa solution

 

solution chute de cheveux

 

Les causes d’une chute de cheveux peuvent être multiples, outre le fait que de par leur cycle de vie même, chacun de nous voit tomber, d’une manière tout à fait normale donc, jusqu’à une centaine de cheveux par jour.

Pour agir efficacement, le mieux, c’est donc d’apporter une solution selon le cas.

  • Dans le cas de carences alimentaires 

 

Les cheveux ont besoin de nutriments plus ou moins bien déterminés pour être en bonne santé et pour ne pas chuter prématurément. Il s’agit surtout des protéines, du fer, de certaines vitamines du groupe B (B3, B5, B6, B8), mais aussi du magnésium et du zinc.

Les carences en ces nutriments peuvent être déterminés / confirmés par analyse du sang. Il s’agit alors de procéder à une supplémentation des éléments défaillants, pour arrêter la chute de cheveux. En effet, même si ces nutriments peuvent être apportés par l’alimentation, « l’urgence du cas » peut ne pas le permettre. D’ailleurs, selon le degré de carences, l’apport alimentaire peut être insuffisant, la quantité d’aliments apportant le(s) nutriment(s) en question et susceptibles de pallier à la carence pouvant être énorme.

En général, le traitement peut aller jusqu’à 3 mois, et la « bonne repousse » des cheveux est observée aussitôt après.

  • Dans le cas d’une chute de cheveux après l’accouchement

 

La chute de cheveux après l’accouchement (mettre un lien vers : « La chute de cheveux après l’accouchement ») fait suite à une baisse de la production d’oestrogènes et de progestérone, notamment comparée à ce qu’il en était pendant la grossesse. C’est ainsi que pour limiter la chute, le gynécologue pourra prescrire un apport hormonal, via une pilule contraceptive. Sinon, des supplémentations peuvent aussi être envisagées, notamment en acides aminés (méthionine et cystéine) soufrés à forte dose et / ou en vitamines.

A noter :

  • Sauf cas particulier (lors d’antécédents familiaux par exemple), les cheveux repoussent normalement quelques mois après l’accouchement et ce, même sans traitement. Celui-ci peut toutefois être toujours favorable, la perte de cheveux après l’accouchement étant nettement visible, donc pouvant être assez difficile à vivre.
  • La chute de cheveux après l’accouchement est beaucoup plus retardée si la mère décide d’allaiter son enfant, la production hormonale lors de l’allaitement ne s’éloignant que très peu de celle pendant la grossesse.
  • Bien que certaines mères veulent retrouver rapidement leur poids d’avant la grossesse, les régimes trop restrictifs / très peu caloriques sont fortement déconseillés pour éviter les carences énoncées ci-dessus.

  • Dans le cas d’une chute de cheveux liée à la ménopause

 

A la ménopause, la chute de cheveux fait suite à une sorte de déséquilibre hormonal entre les oestrogènes et les androgènes. En effet, la production des premières baissent considérablement, alors que celle des secondes se maintiennent pratiquement.

Pour limiter la chute de cheveux, un traitement hormonal substitutif est alors recommandé, sauf, bien évidemment, en présence de contre-indication. Pour une meilleure efficacité, des acides aminés (méthionine et cystéine) soufrés à forte dose ainsi que des vitamines (notamment du groupe B) peuvent être prescrits en supplémentation. Dans des cas difficiles où les traitements oraux n’apportent pas les résultats escomptés, un traitement local, visant à dilater les vaisseaux sanguins et donc de permettre une meilleure irrigation, peut être envisagé.

A noter : Les tiges capillaires pouvant devenir assez fines, des soins spécifiques et/ou les shampooings réguliers peuvent apporter un peu plus d’épaisseur aux cheveux.

  • Dans le cas d’une chute de cheveux saisonnière 

 

En période de changement de saison, c’est-à-dire au printemps et en automne, on observe une chute de cheveux un peu plus abondante par rapport au reste de l’année. Une des raisons en est que la production hormonale peut réagir à l’intensité plus ou moins forte du soleil, outre le stress précédant la rentrée en automne par exemple.

Il est alors conseillé de prendre des compléments alimentaires pour cheveux (acides aminés (méthionine et cystéine) soufrés à forte dose et/ou des vitamines) pour limiter la perte de cheveux. Sinon, on peut aussi faire appel aux lotions anti-chutes, à appliquer par massage du cuir chevelu, dans le but de favoriser la circulation dans les vaisseaux sanguins.

  • Dans le cas d’une chute de cheveux liée au stress

 

Le stress et tout choc émotionnel (suite à un décès ou une séparation par exemple) conduisent à une chute abondante / accélérée des cheveux, puisque perturbant l’ensemble du métabolisme.

Pour limiter la chute, on peut alors recourir aux compléments alimentaires pour cheveux, notamment si une carence alimentaire est observée suite à la perturbation du métabolisme. Mais pour que les cheveux cessent définitivement de tomber, il faut bien évidemment combattre le stress en lui-même. Certaines plantes adaptogènes peuvent alors être d’une grande aide, à l’instar de la rhodiole, de l’éleuthérocoque, ou encore du ginseng. Par ailleurs, il y a aussi les séances de relaxation pouvant aider à surmonter cet état psychologique.

Les médicaments et chirurgies, en cas de chute de cheveux non passagère

 

Certaines chutes de cheveux pathologiques, notamment l’alopécie androgénétique qui en est la forme la plus courante, s’installent de manière définitive. Le recours à certains médicaments ou à la chirurgie constituent alors les solutions les plus efficaces.

  • Les médicaments traitant l’alopécie

 

Parmi les médicaments ayant fait leur preuve, on peut citer le Minoxidil et le Finastéride.

Pour le Minoxidil, il s’agit d’une molécule présentée sur le marché sous forme de lotion. De par ses propriétés vasodilatatrices, il a d’abord été destiné pour le traitement de l’hypertension. Mais plus tard, on s’est aperçu qu’il permet également une repousse des cheveux de certains sujets victimes d’alopécie. Il est toutefois à noter que pour ceux dont le Minoxidil permet de stopper la chute de cheveux et d’en faire repousser (puisque ce n’est pas toujours le cas), le traitement doit être suivi à vie, puisque l’alopécie revient aussitôt qu’il est arrêté.

En ce qui concerne le Finastéride (connu sous le nom commercial de Propecia), il s’agit d’un médicament à prendre par voie orale. Tout comme le Minoxidil, il n’était pas initialement prévu pour traiter l’alopécie, mais plutôt la prostate. Ce n’est qu’ultérieurement que ses propriétés à réduire le taux de dihydrotestostérone, l’hormone en cause dans l’alopécie androgénétique, donc pouvant remédier à cette dernière, ont été constatées. Sinon, le Finastéride est également à prendre indéfiniment.

  • La chirurgie au service de la calvitie

 

Dans le cas d’une calvitie déjà avancée, la meilleure solution, et d’ailleurs définitive, reste la chirurgie. Deux sortes de greffes de cheveux sont alors possibles, l’un et l’autre, notons-le, s’effectuant sans qu’aucune douleur ne soit ressentie par le patient.

Il y a tout d’abord la méthode de la bandelette. Ce type de greffe a pour avantage de convenir que ce soit aux hommes ou aux femmes. La durée de l’opération est de 2 à 3 heures, pendant laquelle le patient est mis sous anesthésie locale. Un résultat définitif est alors observé 8 à 12 mois après l’intervention. Notons que le plus grand inconvénient de cette greffe, c’est qu’elle laisse une cicatrice située à l’arrière de la tête.

A part la méthode de la bandelette, il y a la FUE ou « Follicular Unit Extraction ». Elle est recommandée notamment chez les hommes de moins de 35 ans, en raison d’une cicatrisation plus efficace (donc devenant plus visible) chez les sujets masculins au-delà de cet âge, et d’une cicatrisation beaucoup plus spontanée chez l’ensemble des femmes. L’opération se déroule sous anesthésie locale, et dure de 5 à 10 heures.

A noter : Une greffe des cheveux est réalisée soit par un chirurgien plasticien, soit par un dermatologue spécialisé dans la greffe capillaire.