Les cheveux, de par la coiffure, contribuent beaucoup, sinon le plus, à notre « beauté ». Au-delà, ils reflètent même notre personnalité et nous démarquent des autres.

Nous attachons alors une attention particulière à nos cheveux, nous en prenons soin, et surtout, nous ne voulons pas qu’ils chutent. Mais il faut savoir que la chute des cheveux est inévitable, puisqu’ils ont une durée de vie plus ou moins déterminée et quand ils meurent, ils tombent. Il est donc tout à fait normal qu’en se réveillant le matin, on retrouve des cheveux sur notre oreiller, que quand on se coiffe il y en a qui restent sur la brosse… Jusque là, il n’y a pas de quoi s’alarmer, puisque s’il y a des cheveux qui meurent, il y en a également qui poussent pour les remplacer. La question qui se pose alors, c’est : quand est-ce qu’on doit s’inquiéter de notre chute de cheveux ? Avant de répondre à cette question, pour une meilleure compréhension, penchons-nous d’abord sur le cycle de vie des cheveux.

Les cheveux et leur vie

Le cycle de vie des cheveux se déroule en trois phases : la phase anagène, la phase catagène et la phase télogène. Ces trois phases sont bien évidemment observées que ce soit chez l’homme ou chez la femme, mais c’est la durée qui diffère, notamment à la première phase. D’ailleurs, si les cheveux poussent de 0,7 à 2 cm par mois, cela va plus vite, nous l’aurons constaté, chez les dames / demoiselles.

cycle de vie du cheveux

  • La phase anagène :

 

La phase anagène est celle de la croissance des cheveux. Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, elle dure, au minimum, environ 2 ans. La différence se situe donc par rapport à la fin de cette première phase pilaire, puisque pour les messieurs, la pousse s’arrête à environ 4 ans alors pour les dames, cela peut aller jusqu’à 6 ans. Sinon, ce sont 85%, c’est-à-dire une très grande majorité de nos cheveux qui se situent dans cette phase de croissance, et c’est ce qui explique que nous en avons « abondamment / suffisamment sur la tête ». Il s’agit donc d’une phase « active », pendant laquelle les cellules se multiplient, les tiges pilaires poussant de manière constante.

A savoir :

  • Outre le sexe, la vitesse de croissance des cheveux n’est pas le même suivant l’âge, mais aussi la saison (voir plus bas). Par ailleurs, la composante héréditaire rentre également en jeu. Sinon, il y a aussi les caractéristiques, les cheveux lisses poussant par exemple le plus vite, et les cheveux crépus le moins rapidement.
  • Ce n’est pas par la pointe que les cheveux poussent, mais plutôt par la racine.

 

  • La phase catagène :

 

Dans cette deuxième phase, également appelée phase d’involution, la pousse des cheveux s’interrompt. Il s’agit de la partie du cycle des cheveux la plus courte, puisqu’elle ne dure qu’entre 2 à 3 semaines. Pendant cette période d’environ 20 jours, les cheveux concernés sont toujours là, mais ne vont donc plus s’allonger. Cette phase concerne également la plus petite partie de notre chevelure, puisque les cheveux s’y situant ne représentent qu’1%.

  • La phase télogène :

 

Cette phase est également dénommée phase de « mort » des cheveux. Il s’agit d’un processus d’élimination des cheveux qui sont donc en train de mourir, et qui dure entre 2 et 6 mois. Ce sont 14% de notre chevelure qui se situent dans cette phase. Et c’est à la fin de cette phase que nos cheveux tombent, pour laisser la place à d’autres qui rentrent en phase anagène, bouclant ainsi le cycle.

A noter : le cycle de vie des cheveux est « programmé » pour se renouveler environ 25 fois au cours de notre vie.

Quand alors s’inquiéter de notre chute de cheveux ?

perte de cheveux

Si ce sont 14% de nos cheveux qui sont dans la phase télogène, ce n’est bien évidemment pas l’ensemble de cette proportion qui tombe en même temps, cette partie du cycle, comme nous l’avons vu, durant jusqu’à 6 mois.

C’est plutôt entre 40 à 100 cheveux que nous perdons tous les jours, et d’ailleurs, c’est ce qui fait que parfois (ou même dans la plupart des cas), nous ne nous en apercevons même pas. Que représente en effet 40 à 100 cheveux à côté des 100 000 à 150 000 que nous en avons sur la tête.

Vous l’aurez compris, il faut donc s’inquiéter de notre chute de cheveux quand il y en a plus de 100 qui tombent chaque jour. Mais là encore, on ne parle de chute de cheveux pathologique que si cela s’observe sur une durée assez longue, pouvant aller jusqu’à 2 mois. Bien évidemment, nous ne sommes pas obligés d’attendre aussi « longtemps » pour consulter un spécialiste.

Sinon, il faut savoir que selon la saison, nous perdons plus ou moins de cheveux. Il y a en effet ce que l’on appelle chute de cheveux saisonnière, les cheveux tombant en plus grande quantité, jusqu’à 175 par jour, le printemps et notamment l’automne. Cela est lié au fait que, comme pour les plantes, le soleil agit sur la sécrétion des hormones, donc sur le cycle de vie des cheveux. Aussi, nous n’avons pas à nous inquiéter si on perd un peu plus de 100 cheveux par jours durant ces deux saisons, à condition toutefois que cela ne dépasse pas 4 à 6 semaines, durée moyenne d’une plus grande chute de cheveux pendant les changements de saison.

A savoir : Une chute de cheveux peut être isolée, mais peut également s’accompagner de différents signes. Il s’agit notamment de cheveux « trop secs », « trop gras », ou encore cassants. On peut également observer des cheveux de plus en plus fins, mais aussi l’existence de pellicules. Ces signes peuvent aider à déterminer, outre la « gravité », la cause de la chute des cheveux, et donc à définir le traitement le plus adéquat.

Comment être sûr d’une chute de cheveux pathologique ?

Une chute de cheveux pathologique, appelée scientifiquement alopécie, se confirme après consultation d’un dermatologue. Parfois, un trichogramme est nécessaire. Il s’agit d’un examen où des cheveux, prélevés sur différents endroits du cuir chevelu, sont observés au microscope. Sinon, un bilan hormonal peut aussi confirmer l’alopécie, les hormones, comme nous l’avons vu, influant le cycle pilaire.

A noter : L’alopécie est définit comme étant une accélération de la chute de cheveux. La calvitie, quant à elle, désigne l’absence de cheveux.